jeudi, novembre 30, 2006

folie

AAAAAAAHHH LES OSTIES DE RICE KRISPIES DES FÊTES ET LES FROOT LOOPS DE NOËL!!! Je viens de passer 8 heures consécutives à essayer de démêler les produits de noël et les produits régulier, à m’arracher les cheveux parce que nous enregistrions des double ventes sur ces produits. Tout ça pour me rendre compte finalement que nous vendons les régulier en même temps que les saisonniers, contrairement à ce que nous avons toujours fait et que personne ne nous avait averti. Rien que parce qu’il y a du monde qui aiment pas le rouge pis le vert dans leurs céréales!!

Déjà que j’ai de la misère à comprendre pourquoi les compagnies de donnent du mal pour mettre du colorant là dedans, mais que des gens refusent d’en acheter alors que ça ne change pas le goût, c’est complètement débile.

Il faut être freak rare (et pas fin pour les pauvres gens comme moi qui se tapent tous les problèmes reliés à ces boîtes de céréales) pour snober les couleurs dans leur bol.

Jusqu’à refuser d’en acheter.

Massivement.

On aura tout vu.

Mlle M
et il était 10:10 a.m.



4 Pow!

mardi, novembre 28, 2006

donnie

J’adore cet instant de jubilation quand je comprends d’un seul coup une œuvre. C’est comme un déclic qui se fait comme par magie alors que je ne m’en attends pas. Ça arrive parfois dès la fin du film et d’autres prennent plus de temps avant de complètement se justifier. Tout se met en place, comme s’il suffisait d’assembler la dernière pièce du casse-tête. Tout est si simple, dans le fond, il faut bien regarder.

Le film Donnie Darko m’a rappelé pourquoi j’aime tant le cinéma. Malgré tous les éloges entendus sur le film, je n’avais pas encore pris le temps de le regarder. Après ma soirée de vendredi, j’ai ressenti le besoin impératif de le voir.

Je suis allé l’acheter, poussée par la conviction que je ne jetais pas de l’argent par les fenêtres. Je me suis installée, seule dans le salon et je l’ai écouté attentivement. La fin m’a laissée perplexe. Sans être déçue, j’ai trouvé que le film ne méritait pas l’espèce d’aura mythique qui le recouvre.

Puis, alors que je comptais l’allée des liqueurs, j’ai tout compris. Toutes les directions que le film a prises, toutes ses suppositions, ses insinuations, son pourquoi. J’ai souri. Le film n’est pas suspendu dans le vide comme j’en avais l’impression, il puise beaucoup plus loin que la simple uchronie, le flashfoward. Il puise profondément dans les tréfonds du discours fictif. Beaucoup plus loin que ce qu’il a l’air. Une sorte de nouveau roman cinématographique.

Dans ces moments de pure excitation, je me demande toujours si tout le monde a déjà vu ce que j’ai découvert. Si je suis une élue qui a touché le vrai propos du film ou si au contraire je suis plus lente que la moyenne. Si je pousse aussi loin que je pourrais, si je peux pousser trop loin, si j’ai raison de pousser, de soulever autant de pans au film, de garder en mémoire tant de détails, de chercher une justification pour chaque allusion, image, phrase. On ne laisse rien au hasard dans un film, j’en ai eu la preuve trop de fois.

Donnie Darko,
Réalisé par Richard Kelly, É-U, 133 min.
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Mad World

Mlle M
et il était 10:21 a.m.



1 Pow!

lundi, novembre 27, 2006

cassure

Silence gêné. Nous sommes tellement différents que nous avons rien à nous dire. Rassemblés ensemble par des connaissances communes, nous occupons le salon à chercher un sujet qui pourrait durer un peu. Ce sont des gens intéressants, mais je ne suis pas au même endroit qu’eux. Ils me semblent si jeune. Peut-être ai-je vieilli plus vite à ne plus suivre les révolutions du soleil dans le ciel. Puis-je vieillir plus rapidement si mes journées partent en flammèches dès qu’elles commencent?

J’observe les volutes de fumée qui s’échappent de ma bouche. Je ne suis pas capable de faire des cercles avec la fumée, alors je me crée des personnages à l’opacité changeante qui pourraient faire office d’amis. Je suis un peu en distraite, ils me regardent tous tirer sur la tige.

Une partition tombe du cahier. Elle la ramasse et décide de la jouer. Elle chante bien, sauf que c’est sa voix à lui que j’entends. C’est une belle chose qui se dénude devant moi, dedans moi. Je suis suspendue aux touches blanches et noires. La fumée dans ma tête pleure de la musique. J’ai la gorge nouée. Je fixe désespérément ses mains qui enfoncent doucement les notes.

De temps en temps, au plus inattendu des moments, certaines de ces pièces et voix s’imposent et doucement, je l’ai laissé couler sur ma peau. Doucement, j’ai gravé à tout jamais un piano et un salon rempli d’inconnus. Doucement, j’ai eu envie de ne jamais oublier. Rien. Jamais.
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Helping hand

Mlle M
et il était 10:19 a.m.



0 Pow!

mercredi, novembre 22, 2006

libre service


J’utilise mes wipers pour faire disparaître le givre qui a recouvert ma voiture. J’ai un instant d’hésitation, peut-être que je devrais aller chercher mon balai à neige remisé dans la maison durant l’été. Et puis non, il faudrait redébarrer la maison, faire un tas de bruit pour le trouver, me rendre compte que je n’ai aucune idée d’où il a été foutu, constater que le temps que ça m’a pris pour ne pas le trouver m’a mise en retard et finalement faire partir en hâte le givre qui a recouvert ma voiture avec mes wipers. J’attends donc, frigorifiée dans la voiture. Je juge j’ai assez attendu et je recule doucement la voiture encore endormie par le froid. J’ai encore oublié mes gants dans les escaliers et le volant est froid. J’utilise, avec un soupir exaspération, les manches un peu longues de ma veste pour me couper de la froideur désagréable.

Stop un peu botché en haut de la côte, il n’y a personne dans le village à cette heure-ci anyway. Je roule lentement, hésitante à me lancer totalement dans mes excès de vitesse habituels parce que la glace n’est pas encore totalement partie. Percée orange dans mon habitacle noir. Elle flashe dur, ma lumière d’essence. Rien d’ouvert dans les environs. Je croise les doigts et la pousse un peu jusqu’au Couche Tard le plus proche.

Je gare devant la pompe à essence et mets Thom Yorke sur pause. Like Spinning Plates s’arrête en plein dans le bout le plus intéressant, à 2 :33 du début, ou 1 :24 de la fin, dépendant du sens qu’on regarde l’écran. Il fait froid dehors, un peu trop pour ma veste noire qui tombe en loques. Je n’ai même pas mis mon foulard, je l’ai porté inutilement toute la semaine dernière, juste pour faire chier. J’enclenche la pompe numéro 1, celle que j’ai l’habitude de prendre et commence le transfert de liquide gluant.

Elle rie de moi, la pompe, elle est tellement lente. Pire qu’au Esso. Je ne vais jamais au Esso, les pompes sont vraiment plus lentes que partout ailleurs. Alors je les évite, quitte à faire quelques kilomètres de plus éclairée de ma lumière a essence agressive. C’est la première fois qu’elle me fait le coup, la pompe numéro 1. Je frissonne et prend mon mal en patience.

Il n’y a aucun bruit, sauf celui des néons blanc extrême au dessus de ma tête et ceux de la station adverse à quelques pas. À peine ai-je le temps d’en faire la constatation que le Ultramar ferme pour la nuit. C’est pour ça que je choisis Couche Tard, j’arrive tout le temps quand l’autre éteint. Je suis seule sur l’îlot de béton à sacrer contre ma pompe récalcitrante. Un litre virgule trois cent quarante neuf, un litre virgule trois centre cinquante, un litre virgule trois cent cinquante et un. Je vais être en retard.

Une mini fourgonnette arrive, s’installe à la pompe quatre et commence à faire le plein. Dix litres virgule quatre cent vingt deux, dix litres… Le client de la pompe 4, quarantaine avancée, barbe soignée, plus poivre que sel, joli visage, charismatique, termine le plein avant moi et entre rapidement dans la dépanneur qui ne vend plus de revues.

Il réintègre sa voiture avant moi. Je me décourage, j’ai la main fatiguée de toute façon. Je stoppe le compteur à quinze dollars pile. Je rentre pour payer et le vieil homme derrière le comptoir me demande si la pompe a des difficultés. C’est louche prendre sept minutes pour mettre quinze piasses d’essence. C’est le froid qu’il me dit, c’est arrivé l’année dernière, ils l’ont fait réparer, mais ça n’a pas fonctionné, semble-t-il. Prenez la numéro 4 la prochaine fois, c’est la plus rapide. Évidemment. J’avais remarqué.

Je réintègre ma voiture. Faire à peine la moitié du plein que j’avais prévu m’a pris tellement de temps que la chaleur est déjà partie. Je repars le moteur, Thom Yorke également, rallume mes lumières et reprend ma route. Coup d’œil sur les toutes nouvelles machines d’Ultramar, elle ne doivent pas geler en hiver.

Quelques kilomètres plus loin je crois une autre station essence qui vend dix sous moins cher. Eh merde. Au moins je n’ai pas fait de plein, je mettrai la balance demain matin, en terminant le boulot. À moins qu’à Montréal ça n’ait pas changé, c’est toujours un peu plus cher, dans ce cas ça n’aura plus d’importance.

J’arrive un bon dix minutes en retard, mais je prends quand même le temps de mettre mes souliers comme il faut. Je suis immobile dans le parc d’asphalte abandonné. Il ne reste que les quelques voitures éparpillées des autres gens qui travaillent sur ma relève. Il va se remplir au complet demain matin. J’ai envie de me griller une cigarette, juste pour voir. Ça ne m’est jamais arrivé avant. Je ne fume pas, dans la vraie vie.

Douze minutes en retard. Je laisse quand même Fran Haley terminer les dernières instants de sa pièce. « And it all boils down to the same old pain whether you win or you lose isn't gonna change a single thing» Et c’est tellement vrai que j’ai envie de pleurer.
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Anssi Kainulainen

Mlle M
et il était 10:14 a.m.



0 Pow!

lundi, novembre 20, 2006

photomaton

PHOTOMATON PROJECT
Bon, ça y est, je l’ai fait.

En plus d’avoir scanné le dessin de Sarah et Hélène, j’ai scanné ma collection de photos de photomaton. J’espère que tous les gens qui font des grimaces avec moi seront aussi enchanté que moi (et ne me poursuivront pas en justice pour atteinte à l’image publique…) par mon Photomaton Project. Je les ai classé en ordre chronologique (il y a quand même quelques erreurs, mais c’est dur de les classer en se basant sur la longueur de mes cheveux). Ils sont également tous nommé avec mon talent reconnu. Un nom d’animal (en ordre alphabétique) avec un qualificatif pris au hasard dans ma tête.

Outre la qualité qui est a chier (mon scanner doit dater de 1998), je pense que c’est assez drôle à regarder. Ça sert à rien des photomaton sauf faire des grimaces toujours plus laides. Je me suis d’ailleurs rendue compte que nos grimaces sont de plus en plus intenses. Il y en a une couple de traumatisantes…

Donc, je sais que plusieurs d’entre vous avez votre propre collection, alors je dis : faisons un immense collectif de niaiseries photographique (pas pornographique, Hélène)! J’ai déjà mon compte Flickrpro avec tout plein d’espace que je n’utiliserai pas alors envoyez moi vos clichés, nommez-les (ou sinon je vais le faire) et je vais les rajouter à mon album. Je vais également mettre des notes sur certaines d’elles, des anecdotes ou ce genre de truc.

Remplissez mon adresse e-mail (eyeswide_open@hotmail.com) de petits bijoux débiles, s’il vous plaît!


Mlle M
et il était 12:40 p.m.



7 Pow!

samedi, novembre 18, 2006

moment mythique

Allez-y, pitchez vous sur mon compte Flickr pour enfin voir, avec beaucoup de retard, l'oeuvre de Sara-pas-de-«h» et Ln-Dinde! Prenez le temps de lire les petites notes que je vous ai fait pour vous expliquer les secrets de cette merveilleuse fresque historique. Ce dessin à été fait durant l'été 2006 pendant la dégustation de bière que j'ai tenue alors que j'avais la maison à moi toute seule. Saucisses sur le barcecue, salade grecque (la mienne c'est la meilleure...), frites funky faites à la main et faites en trois énormes batches dans ma friteuse et biensur Bière des quatre coins du monde prises au IGA de Châteauguay ont fait partie du repas. Ensuite partie intense de telephone dans la piscine, Mojo Polo (le jeu débile de Mat B qui consiste à essayer de noyer tes amis) et contre toute attente, la tenue du premier Dance Dance Revolution Contest alors que tout le monde était pas mal pompette. On recommence l'année prochaine?
(lien direct sur Flickr si vous cliquez sur l'image)

Mlle M
et il était 5:04 p.m.



5 Pow!

jeudi, novembre 16, 2006

ffxii

Vous savez, quand je dis que je suis garçon manqué par moments, c'est vrai. Preuve: je suis complètement absorbée dans le nouveau Final Fantasy XII. Ça peut sembler geek, lame, vraiment très cool, c'est à votre choix, je m'en fiche royalement.

Quand la console Play Station 2 est sortie voilà déjà un moment, j'ai cassé mon petit cochon, et j'ai acheté moitié moitié cette boite à rêves avec ma soeur. Vous n'avez pas idée du nombre d'heure que j'ai pu passer dessus...

Maintenant, je joue très rarement. Vraiment très rarement (sauf pour faire des tournois de Dance Dance Revolution, ce qui est très lame, mais très drôle) sauf quand un nouveau jeu fait son apparition dans la maison. Je suis vendue 100% FF. C'est bourré de clichés, les personnages sont idéalisés, les hommes féminisés sauf un qui est une vraie brute, mais que voulez-vous? J'aiiiiiiiiime çaaaaaaa! Et puis, si il y a un raton laveur dansant dans ma tête, il y a aussi une petite fille japonaise qui trippe sur les trucs débiles.

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Et puis avant que non-initié me pose la question: oui la femme a des oreilles de lapin.


Mlle M
et il était 12:22 p.m.



1 Pow!

mercredi, novembre 15, 2006

high level
«I love Painting. Most of all, I love making people laugh and smile. My art is almost always happy and humorous, with bright colors and crazy characters.»


Quand j’ai vu les œuvres de Carl Oxley III (oui oui, 3) je me suis dit qu’il fallait absolument que j’en parle. Il y a quelque chose d’incroyablement joyeux et à la fois troublant dans ses œuvres aux dimensions gigantesques. Les couleurs flashs, les gros traits crayon noir et la superposition de couches épaisses de peinture, tout ça, ça donne envie d’être heureux, de se mettre tout nu et aller courir dans la rue parce qu’il y a des choses bien pire dans la vie.

Cela dit, je vais me contenter d’acheter des macarons et je vais rester en pyjama.

Faite un petit tour sur son site et biensur sur sa page déviante qui en vaut le coup. Et quand tout ça sera fait, allez chez Prickie pour vous procurer les macarons géniaux.


Mlle M
et il était 10:02 a.m.



0 Pow!

vendredi, novembre 10, 2006

ouch!

Papa Mineau: Tu n'as pas du beaucoup dormir...

Moi: Hein?

Papa Mineau: Je t'ai vu hier au show.

Moi: Ah.

Papa Mineau: Tu t'es levé tôt pour y être, non?

Moi: Oui en effet.

Papa Mineau: Tu es partie vite.

Moi: Oui, le show a fini tard. Je devais aller travailler.

Papa Mineau: C'est dommage, je voulais te présenter à Julien.

Moi. Ah (aaaaaaaahhhhhhhh!)

Papa Mineau: La prochaine fois.


Mlle M
et il était 11:29 p.m.



5 Pow!


-40


Dépassé 40 de fièvre. Je suis quand même allé au show de Malajube au National hier soir. Je m’y suis traîné avec un petit 5 heures de sommeil, la face blême, les yeux masqués de rouges comme un raton laveur et ma caméra chargée à bloc. Ceux qui me connaissent savent que pour rien au monde je ne manquerais un spectacle de Malajube. Ça fait longtemps que je connais le groupe, c’est une longue histoire d’amour et de rebondissements heureux entre eux et moi. Enfin, bref, malgré une sinusite tenace j’ai réussi à mettre de côté mon malaise et j’ai assez apprécié leur performance pour m’en faire perdre la voix.

Je me sentais un petit peu poche de commander un verre de jus d’orange et canneberge au bar (en y repensant, on dirait la séquence dans The Departed sauf que je ne tapes pas la tête de mon voisin avec un boc de bière en vitre…). Vu mon état déjà pas mal planant à cause des médicaments, je me suis dit que ce n’était pas une bonne idée, même si j’avais vraiment d’envie d’un black Russian.

Évidement, je me suis acheté le vinyle de trompe-l’œil, même si j’ai déjà le cd et les mp3 dans mon petit bébé Jack (ça c’est mon iPod vidéo). La groupie finie en moi m’a dit que c’était essentiel. 15$, quand même, moi j’appelle ça donné. Et puis le disque lui-même est tellement beau. La prochaine fois que je vais les voir, je le fais autographier.

La première partie du spectacle était meublée par un jeune groupe poétiquement nommé Mille Monarques. C’était leur premier vrai show. Ils ont assurés. C’est sûr qu’avec une basse aussi présente (et un gars qui tient la basse aussi sexy) je suis vendue des miles à l’avance. Quoique je n’ai pas vraiment catché la présence d’un renard empaillé avec des yeux lumineux sur scène. Grâce à la bête, mes photos de Mille Monarques sont toutes étranges due à une créature quelque peu particulière en arrière-plan.

À part la gang de jeunes adolescents immatures hyper énervés qui m’ont labouré le dos et tordu un bras, la prestation a été une des meilleures que j’ai vu jusqu’à date. Quand même, on dirait que j’aime plus Malajube dans des endroits bâtards où je suis une des seules personnes qui connais le groupe. Dans ces shows là, y’a comme une chimie privilégiée qui se tisse entre moi et eux; ce qui est difficile à obtenir quand t’as une bande de singes suant et qui découvrent les «joies» du trash en gueulant des semblants de paroles à qui mieux mieux derrière toi.

Je n’ai pas été surprise de voir les cheveux raccourcis de Julien, contrairement à tout le reste de la salle qui était sous le choc. C’est que Papa Mineau m’avait averti du changement presque drastique…

Les meilleurs moments du spectacle ont sans aucun doute été Julien qui joue sur le clavier de Thomas avec sa tête et Cassandra qui se fait marcher sur les doigts à deux reprises par Julien qui s’approche trop près du bord de la scène.

Encore merci à Sarah qui a bien voulu se faire fesser à ma place, ça m’a permis de faire 73 jolis clichés. J’ai tout plein de belles photos de Fils Mineau, plusieurs belles de Thomas et Renaud (qui est tellement facile à prendre, on dirait qu’il bouge pas), à peine quelques-unes de Mathieu (il me fait chier, il fuit la caméra) et pas une de Francis parce qu’il se cache derrière ses drums et quand j’ai la seule occasion de le prendre: Thomas passe devant moi.

Ça fait étrange de se faire réveiller (on n’oublie pas que c’était le matin pour moi) par le rock acide de Malajube. Pas désagréable, juste étrange. J’ai encore les oreilles bouchées à cause du son. Pas question de m’acheter des bouchons, même si je finis par devenir sourde. C’est une question d’orgueil.

Pas de café non plus pour moi cette nuit. J’essaie d’éviter les mélanges. Je ne suis pas vraiment fatigué anyway. Je suis allé faire baisser ma température dans le frozen cette nuit. Ça n’a pas réellement aidé puisqu’à peine une heure après ma sortie, ma température a monté en flèche comme si de rien n’était. J’ai un sinus d’enflé, c’est ultra plaisant. Je crois que je vais laisser tomber l’idée d’aller faire poser mes pneus d’hiver ce matin, j’ai franchement une tête qui fait peur.

Je raconte n’importe quoi, aussi. Je ne sais pas, ça me vient tout seul. Quand j’ai dit que je vivais des montagnes russes, ce n’était pas une blague. Là je suis dans une high. La fièvre ne doit pas aider. M’enfin, tout ça est peu pertinent. Allez plutôt voir mes photos du spectacle d’hier. Désolée pour les quelques flous, sur ma cam numérique, mon shutter speed n’est pas assez rapide pour ce genre de truc et le flash n’étant pas quelque chose d’agréable pour les couleurs ni les artistes alors on fait avec.

Mlle M
et il était 9:23 a.m.



3 Pow!

jeudi, novembre 09, 2006

humeurs


Ma tête est comme un pissenlit sur ses derniers jours. Si on pouvait souffler assez fort, je suis certaine que mes pensées partiraient dans tous les sens. Je suis malade: sinusite. Rien de moins. Je vis d'incroyables montagnes russes ces derniers temps. Je ne sais pas, je me sens bizarre.

J'écris beaucoup, rien d'excellent. En fait, c'est parce que je m'essaie à NaNoWriMo, même si je sais que je n'y arriverai pas. Me forcer à écrire le plus que je peux en un mois. J'en suis à 6525 mots. Loin de 50 000.

Je vais re-re-re-re-revoir Malajube ce soir. Avec une caméra chargée, cette fois. J'espère prendre quelques bonnes photos.

J'ai failli frapper un chevreuil en allant travailler hier. Il faisait un temps brumeux comme je n'en n'ai jamais vu. J'ai vraiment eu peur de mourir. Il me semble que ça m'arrive trop souvent ces temps-ci, peur de mourir.

Sinon? Bah j'ai un méchant trip d'images pour nommer mes posts et j'ai fini par poster une suite sur Lettres pour Alexandre.

La photo a été prise par Ciril Jazbec, un jeune photographe slovaque de 19 ans que j'admire beaucoup. Beaucoup, beaucoup.

Mlle M
et il était 5:36 p.m.



3 Pow!

mercredi, novembre 08, 2006

traversée


Je me suis réveillé contre ton dos et j’ai été surprise un moment. Le nez dans tes omoplates, j’ai ouvert les yeux sur une plaine doucement bercée par ton souffle. Ton odeur m’a ramené au présent, mais aussi dans le passé. Cette odeur que j’ai réussie à rapatrier de loin. Celle qui me manquait tant, depuis tant d’années. Je suis restée immobile une éternité à observer les nævus qui étoile ton corps blanc. Je t’ai regardé, comme pour ta première fois. Comme quand j’avais les cheveux courts et que j’étais un tout petit peu perdue. Et je l’ai regardé comme quand je t’ai perdu tout en te voyant. Tu creuse ma moitié de lit, t’enroule avec moi dans mes draps blanc. Tu m’as demandé de parler de nous. Je l’ai fait. Nous sommes deux.
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Ozphotoguy

Mlle M
et il était 10:27 p.m.



1 Pow!

mardi, novembre 07, 2006


J’ai senti ta présence dans le noir. Tu me suivais depuis longtemps. Ton pas allongé, plus long que le mien, résonnait dans l’allée. Je n’étais pas seule, mais c’est moi que tu suivais. Je devais y aller, mais ta main s’est agrippée à mon manteau. Tu a tiré si doucement que j’aurais pu ne jamais me retourner.

J’ai laissé mon vêtement tomber au sol comme si tu avais voulu me dévêtir. Les gens qui marchaient à la même vitesse que moi se sont retournés, mais je les ai chassé d’un mouvement de main désinvolte. C’est correct, je le connais. Je le connais?

Tu m’as rendu mon manteau, perplexe qu’il soit tombé même si tu avais envie de me dévêtir, dans le fond. Je ne l’ai pas remis, il ne faisait pas si froid. C’était pour que tu me l’enlève. Tu n’as pas hésité une seconde avant d’envahir impérieusement mes frontières. Je n’ai pas reculé, j’étais déjà accotée sur un poteau électrique.

Tu m’as vu danser. Je danse souvent, des gens me regardent, mais personne ne me suit après. Les regards restent assis sur les hauts bancs, ils restent tous avec leur conquête quelque peu bancale. Et moi je danse avec des éclairs dans le cou et quand j’ai terminé, je remets mon manteau.

Sauf que tu es là, comme un mauvais pli dans ma robe. Je sais que je devrais quitter maintenant. M'enfuir parce que tes yeux ont des rasoirs. Par les shortcuts au plus vite pour que tu perdes ma trace.

Je suis toujours accrochée à Hydro-Québec, avec le sang qui me monte à la tête. Tu as finalement raison de mes derniers instants de lucidité et je t’emmène un peu plus loin, entre deux bâtiments. Ce n’est rien, ça n’arrive jamais ce genre de trucs.
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Struggle et DownX3

Mlle M
et il était 10:47 a.m.



2 Pow!



Non non, je ne trouves pas que René Homier-Roy est un parasite, son émission le matin encore moins.

Par contre, ce qui me dérange au plus haut point à TOUS LES MATINS QUE LE BON DIEU FAIT, ce sont les ?&*$/*!@ de sons parasites, les bruissements de papiers et les sons de bouches qui mâchent de quoi qu'on entend quand le gars de la circulation parle. Ça me rend folle! Fermez les micros quelqu'un, c'est vraiment pénible pour quelqu'un qui a le cerveau en bouillie à chaque fois qu'elle finit son shift. La qualité est dans les détails, chers amis de Radio-Can, dans les détails.
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L'autre chose qui me rend folle c'est mes images qui se collent à gauche quand tu passes dessus. Aiiiiidez-moi!

Mlle M
et il était 9:44 a.m.



4 Pow!

dimanche, novembre 05, 2006


1. Open your library (iTunes, Winamp, Media Player, iPod, etc)
2. Put it on shuffle
3. Press play
4. For every question, type the song that's playing
5. When you go to a new question, press the shuffle button
6. End (this is hysterical and useless)

Opening Credits: Êtres Humains, Katerine
Waking Up: Waitin' for Superman, The Flaming Lips
First Day At School: There There (The Boney King of Nowhere), Radiohead
Falling In Love: Wait for me, Sean Lennon
Breaking Up: Vol en éclats, Dumas
Prom: Her Majesty, The Beatles
Life's Ok: Outsiders, Franz Ferdinand
Mental Breakdown: Butterflies and Hurricanes, Muse
Driving: Publish My Love, Rogue Wave
Flashback: (Nice Dreams), Radiohead
Getting Back Together: Yellow, Coldplay
Birth of Child: Time Honoured Tradition, Kaiser Chiefs
Wedding Scene: Think I'm in Love, Beck
Final Battle: I Block the Sunlight Out, Troy Von Balthazar
Death Scene: Romantic Rights, Death from Above 1979
Funeral Song: Kennedy, Ratatat
End Credits: Someone must get hurt, She Wants Revenge
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En plus d'avoir un shuffle qui rock, ça fitte.
J'ai rien à fouttre, vous avez remarqué?
image non-modifiée par Josh.

Mlle M
et il était 1:20 a.m.



0 Pow!




image non-modifiée par Paqui.

Mlle M
et il était 12:41 a.m.



vendredi, novembre 03, 2006



Je serai à l'Assommoir ce soir accompagné de ma charmante soeur. Y voir des gens sympa ça serait bien. La semaine a été rough. Donc vers 9:30?
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Ce fut génial. L'arrivée un peu décevante étant donné que l'Assommoir était plein et qu'on ne pouvait pas avoir de table pour le souper. Nous avons donc opté pour la Bête Humaine, un peu plus haut dans Outremont qui est tenu par les même propriétaires. J'ai adoré le décor de brique et de bois lavé par la mer. Les serveurs étaient aussi très courtois et le repas... un des meilleurs que j'ai eu la chance d'expérimenter en restaurant.
C'est moi qui payait pour ma petite soeur. Biensur que ça m'a couté un bras, mais j'ai trouvé ça vraiment agréable. C'était assez comique, nous rentrons toutes les deux. On nous installe seules dans une des salles à manger chaleureuse. Je commande un Red XIII et Cassandra un Cloud (je ne crois pas que tout le monde va saisir la subtilité dans les noms de drinks...) qui sont tous deux faits à partir de thé.
Les instants de silences rares sont meublés par la musique de Bjork. À peine notre entrée arrivée, Alex et Sarah se joignent à nous. Puis, alors que le repas principal arrive, (magnifique quatuor de viande de cerf, bison, crevette et thon rouge à faire griller sur une pierre) Nic et Mat agrandissent le groupe une seconde fois.
Je signale le nom particulier des cocktails à base de thé à Mat et le barman m'entend. C'était hors du temps, une discussion enflammée sur les Final Fantasy. Il y a une éternité que je n'y joue plus, mais tout est là. Et une fille qui connait les jeux videos, c'est sexy, à ce qu'il parrait.
Ensuite on est retourné à l'Assommoir prendre quelques verres et surtout danser comme s'il n'y avait pas de lendemain. Retour bercé par Ratatat, que j'adore par dessus tout. Puis, avant le sommeil qui me tombe dessus, je mange à même le plateau les restes du gâteau de fête avec ma petite soeur.
Tonite was a good night.
Ah oui et le barman français... vraiment des plus charmant...

Mlle M
et il était 10:48 a.m.



6 Pow!

mercredi, novembre 01, 2006

Une petite partie
La vie est faite de coïncidences. Tôt dans la journée d'hier, j’ai écrit ma suite sur Deux fois une vie. Mon texte parlait d’ex. C’était la première fois qu’il était question d’un ex d’Émilie, le personnage féminin de cette écriture à deux. Je vais me coucher et en me levant un peu plus tard dans la journée, je tombe sur Scott via MSN. Mon ex.

Je crois bien n’avoir jamais parlé de lui sur ce blog. J’en parle très peu, même si je garde de très beaux souvenirs de cette relation. C’est une corde qui redevient sensible quand j’y pense trop. J’ai trouvé la coïncidence particulièrement frappante. Je lui parle encore, le plus souvent possible, mais nos rencontres sont brèves et nos horaires tellement différents.

Scott vient de Colombie-Britannique, mais il vit présentement dans les environs d’Edmonton. Nous nous sommes rencontrés en Alberta alors que je travaillais pour Parcs Canada à Jasper. Il venait rendre visite à une amie, Karly, qui travaillait avec moi. J’ai accepté de les accompagner à la plage, avec Philip, le copain de Karly et meilleur ami de Scott.

Sans dire que ce fut le coup de foudre instantané, Scott a fait une forte impression sur moi durant les quelques heures qu’a duré notre première rencontre. Je dois vous dire que jamais je n’ai vu personne manger un kiwi d’une manière aussi sexy, mais bref, après le pire coup de soleil attrapé sur mes mollets à vie, je lui ai donné mon adresse de compte Deviantart. Puis, plus rien durant à peu près 3 mois. Il est tombé dans l’oubli.

Un jour, j’ouvre mon compte de messagerie et il m’a écrit. Il a trouvé mon email sur mon compte Deviantart. On reprend nos discussions, mais à des milliers de kilomètres l’un de l’autre. Vous voyez arriver l’amour à mille à l’heure et c’est en plein ce qui est arrivé.

Scott est venu au Québec deux fois durant les trois mois que notre relation a duré. La première c’était un cadeau de ses parents pour le nouvel an et l’autre ce sont mes parents qui me l’ont emmené à mon insu pour ma fête de 18 ans.

J’ai rompu parce que la distance me pesait trop, parce que le vide était immense. Je crois bien n’avoir jamais rien vécu d’aussi difficile que de lui annoncer notre rupture au téléphone parce que je ne pouvais pas le voir.

Je l’ai revu cet été là, pour sa graduation. Ses parents m’ont fait venir jusqu’au milieu des rocheuses, ils ont payé le billet, ils sont venus me chercher à Calgary et m’ont hébergé durant une semaine entière et ce même si nous ne formions plus un couple.

Je me suis longtemps dit que je n’avais pas eu de bonnes raisons pour rompre, que de se séparer alors qu’on est encore amoureux, ce n’est pas une chose à faire, mais bref, c’était il y a deux ans tout ça.

On s’en remet, comme on se remet de pas mal tout, mais on n’oublie pas. Scott est encore un de mes plus grands confidents. Il connaît beaucoup de choses sur moi et je connais beaucoup de lui. Je suis bien heureuse de l’avoir eu à l’écoute, derrière son écran, les fois où j’en ai eu besoin.

Des fois je me demande si ça aurait marché s’il avait habité plus proche. Je pense à lui de temps en temps comme je pense à tous ces amis qui sont en train de partir à la dérive.

Si j’en parle maintenant, c’est parce que ça m’a fait beaucoup de bien de lui parler ce soir. De voir qu’il n’a pas changé tant que ça et moi non plus. Il y a cette complicité étonnante entre moi et lui. Ces allusions et ces points de suspension qui traversent l’écran de nos portables sans difficulté. Sa manière de me parler, sa manière de taper les mots. Mes quelques problèmes de vocabulaires en anglais qui sont toujours les mêmes.

C’est une histoire d’ex comme il y en a plein d’autres. Certaines histoires finissent mal, d’autre bien. Les gens entrent et sortent de notre vie sans que l’on s’en rende compte. Et quand celles qui se sont effacées reviennent tout d’un coup, parfois, c’est en plein ce dont vous aviez de besoin.

Mlle M
et il était 9:10 a.m.



1 Pow!

Je suis tellement intéressante

Depuis l’achat de son premier disque, un album double des 25 ans de René Simard, Myriam est une mordue de musique. Elle aimerait bien jouer de la guitare, du piano, du ukulélé, le pencilina, la bandura ukrainienne ou le cymbalom, mais elle a du se rendre à l’évidence qu’elle n’avait aucun talent pour jouer et qu’elle devait se contenter d’écouter.

Elle a passé son enfance au pays des pommes, traumatisée à jamais par les chèvres passant sur son terrain et l’absence de centre d’achat à proximité. Elle migre maintenant sur l’île de Montréal pour y mener une vie de débauche que sa maman n’approuve pas vraiment.

C’est la vue fantasmatique de David Bowie en collant qui l’a poussée vers le cinéma. Puis, grandement influencée par l’ère American Apparel, elle va maintenant en photographie pour capturer la pop culture tellement trendy à ses yeux.

Elle aime la photographie polaroid et la photographie pas polaroid, les fashion victims, la musique indie-rave-electro-rock-pop-ish, fancy and expensive food, les petits pinsons jaunes, lovely smooth dance moves, la poésie hardcore and such, les drinks gratuits qui fessent, Oh-so-trendy Paris et Vintage London, les marvelous Marvel Comic books et des nouvelles connaissances qui aiment l'ironie et se questionnent sur le pourquoi des formes des pretzels.

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